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Les difficultés politiques ne peuvent se résumer uniquement à l’insécurité et à l’immigration. Comme en 2002, ces thèmes apparaissent pour l’opinion comme les thèmes dominants des futurs enjeux politiques des élections de 2007, sans oublier la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat.
Le fonctionnement des services publics (leur rentabilité, le service rendu aux usagers, aux consommateurs) apparaît comme un problème de plus en plus préoccupant. La fracture n’est plus admissible entre, principalement, les salariés du secteur privé, habitués à la concurrence et la flexibilité de l’emploi et, d’autre part, ceux de la fonction publique (en particulier, S.N.C.F, R.A.T.P., Education Nationale). Salariés abusivement protégés, toujours insatisfaits, ils présentent leurs revendications comme nécessaires pour assurer un meilleur service aux usagers (transports, éducation,…) mais, en réalité, ils ne soucient que de leurs intérêts corporatistes. N’étant confrontés à aucune concurrence, ils ne se préoccupent que très rarement de leur propre productivité, de la rentabilité globale de l’entreprise, des perturbations provoquées par leurs grèves répétées, de l’embarras et de la fatigue des usagers et, surtout, du ralentissement de l’activité économique en général. Certes, depuis le retour au pouvoir, en juin 2002, d’une politique plus libérale, ces mouvements revendicatifs sont moins virulents. Est-ce bien raisonnable, cependant, de parler constamment de dialogue social avec des organisations syndicales ne représentant qu’une partie des salariés du service public ? Au-delà de toutes ces considérations, plus simplement, la raison d’être principale d’une entreprise, qu’elle soit publique ou privée, n’est elle pas le service de ses clients, de faire du bénéfice, de préserver son capital, de satisfaire ses actionnaires : de se développer sainement ? Dans le cas de cette institution, la S.N.C.F, c’est tout autre : - fonctionnement défectueux des lignes secondaires, - fret incapable de se développer et sans attractivité pour les entreprises, - équilibre financier précaire et déstabilisé par une médiocre productivité.
Et, finalement, le service aux usagers n’est pas satisfait. La SNCF, entreprise publique, ne peut pas indéfiniment faire supporter aux consommateurs indirectement, par le biais de l’impôt, les déficits et pertes dus à son mauvais fonctionnement. Sans son statut public, entreprise soumise à l’obligation de résultat, elle serait contrainte, sous la pression légitime des actionnaires, soit à déposer le bilan ,soit à changer de statut . L’ économie fonctionne dans le cadre de la concurrence et prospère naturellement dans ce système uniquement. Aussi, il ne serait pas extraordinaire de demander l’ouverture à la concurrence de la S.N.C.F.. Auparavant, d’autres secteurs de l’économie ont été privatisés, sans que cela nuise à leur fonctionnement : en permettant de meilleures prestations pour les consommateurs et en satisfaisant les actionnaires. Le Comité de la Brie de LIBERTÉ CHÉRIE, conjointement avec les autres comités locaux de LIBERTÉ CHÉRIE, était présent les 7 , 8 et 9 novembre dernier, dans des gares de SEINE-ET-MARNE et du VAL-DE-MARNE (PONTAULT-COMBAULT, TORCY, OZOIR-LA-FERRIÈRE et VAL-DE-FONTENAY), pour mobiliser l’opinion sur ce problème de liberté économique : la position de monopole de la S.N.C.F. et, plus généralement, pour ne pas abandonner les droits libres des consommateurs à la définition actuelle simpliste et autoritaire du service public. LIBERTÉ CHÉRIE, Comité de la Brie À LAGNY-SUR-MARNE
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